

Aider les personnes qui ont longtemps avancé par la performance à retrouver leurs propres repères lorsque celle-ci ne suffit plus.
Petite fille, j’ai le souvenir très précis de m’être régulièrement dit : « Oh, comme j’aimerais avoir un manuel qui dit clairement ce qu’on attend de moi. Ce serait tellement plus simple. »
Plus simple parce que répondre à ce qui était attendu m’apparaissait comme le chemin le plus fiable pour être aimée, appréciée et sentir que j’étais à la hauteur.
Peut-être connaissez-vous quelque chose de ce mouvement : devenir très habile à comprendre ce qu’il faut faire, à s’adapter, à avancer, à réussir. Ce sont des capacités précieuses. Je les ai moi-même beaucoup investies dans ma vie professionnelle. Mais à force de vouloir bien faire et d’être à la hauteur, on peut devenir très habile à avancer… sans vraiment voir ce qu’on laisse de soi derrière.
À l’obtention de mon premier emploi comme conseillère en carrière, je m’étais fait un plan : j’allais rester au moins trois ans. Pour rembourser mes dettes, pour mon CV, parce que ça paraissait bien… Vous reconnaissez probablement la chanson.
Pendant deux ans et demi, les signaux se sont accumulés : perte d’intérêt, fatigue, anxiété. Pourtant, je continuais d’atteindre mes objectifs et, tant que j’y arrivais, je pouvais me raconter que ça allait passer. J’avais un plan et j’allais m’y tenir. Jusqu’à ce qu’un épuisement professionnel m’oblige à m’arrêter, à 23 ans.
Cet arrêt m’a amenée à faire le point sur qui j’étais, ce qui m’intéressait et ce que je voulais retrouver dans mon travail. Mais trouver un endroit qui me ressemblait davantage ne voulait pas encore dire que j’avais appris à y être sans me perdre de vue.
Je me souviens comme si c’était hier de ma première journée dans ce nouveau milieu. Je l’avais choisi, et lui aussi m’avait choisie. Pourtant, j’étais déjà plus préoccupée par l’idée de tout faire parfaitement et d’être acceptée que par ce que j’étais venue y vivre.
J’ai appris à quel point, dans la performance, on peut entretenir une relation très dure avec soi-même. Peut-être vous reconnaissez-vous : se juger de ne pas en faire assez, minimiser ce qu’on ressent, repousser ses limites pour pouvoir continuer, encore.
À force de faire abstraction de soi, on peut finir par ne plus très bien savoir qui on est derrière cette version de nous qui sait si bien avancer et performer. Et lorsqu’on ralentit enfin, on rencontre parfois la peur. Peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir, de ne plus être apprécié si l’on fait autrement.
C’est là que j’aime vous accompagner : non pas à vous débarrasser de la performance ou à trouver une nouvelle marche à suivre, mais à ralentir pour accueillir ce qui est là, même cette part de vous qui voudrait déjà avoir la réponse.
Avec moi, peu importe comment vous vous présentez, je suis là et je vous accueille. Vous n’avez rien à réussir dans cet espace.
Peu à peu, on peut apprendre à moins se battre contre soi-même et à écouter davantage ce qui cherche à se faire entendre. Jusqu’à pouvoir se faire un peu plus confiance et continuer d’avancer sans se perdre de vue.
L’art abstrait à travers la peinture acrylique est un moyen d’expression et de ressourcement incroyable pour moi. Pinceau à la main et devant une toile, je me sens libre de créer à partir de qui je suis. Cela me procure calme et paix intérieure.
Pour canaliser mon intensité et pour m’aider à intégrer une discipline à ma vie, j’ai pratiqué de façon intensive et assidue le judo durant quelques années. La pratique du sport demeure encore aujourd’hui essentielle à mon équilibre de vie.
J’ai exploré plusieurs modèles amoureux avant de choisir consciemment la monogamie. Je crois en plusieurs types de modèles possibles dépendamment où nous nous situons dans notre parcours et quels sont nos besoins ou encore nos désirs.
Reçus à des fins d'assurances en naturopathie





